Christmas Greetings from Pax Christi International

Message de Noël des coprésidents de Pax Christi International Mgr Marc Stenger et Sr Wamũyũ Wachira, IBVM« Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière, et sur ses habitants au pays de l’ombre, une lumière a resplendi » (Is 9 , 1-6).Quand on considère la situation du monde actuel, en Israël ou en Palestine, en Russie ou en Ukraine, au Proche-Orient ou en lointaine Birmanie, en Afrique, en Amérique Latine, quand on constate le peu de résultats ou l’absence de résultat de la COP 28, à cause de l’égoïsme des puissants et leur volonté de consommer effrénée, quand on prend en compte les menaces nucléaires, quand on est témoin du spectacle du déchaînement des violences, partout dans le monde, on est bien obligé de constater que les peuple auquel nous appartenons marche dans les ténèbres, dans une terrible obscurité.Le message de Noël, tel qu’il sera proclamé la nuit de Noël fait résonner une immense espérance dans ce monde accablé, fait se lever une grande lumière, symbolisé par les bougies qui composent la couronne de l’Avent, petite flamme qu’on allume chaque dimanche, nous rappelant que nous devons avoir la courage et la détermination d’apporter de la lumière dans le monde. C’est la grande mission des militants de Pax Christi, celle sue nous a donné le Christ, en nous disant : » Vous êtes la lumière du monde. Quand on allume une lampe, ce n’est pas pour le mettre sous le boisseau, mais sur son support et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même que votre lumière brille aux yeux des hommes, pour qu’en voyant vos bonnes actions, ils rendent gloire à votre Père qui est aux cieux » (Mt5 , 14- 16). C’est la responsabilité qui nous a été confiée.L’Avent est une période d’attente pour la venue de quelque chose de nouveau. C’est un temps de réflexion et de contact avec les périodes de nuit et d’obscurité dans nos vies, un temps pour espérer et raviver cette étincelle en nous, alors que nous attendons la vraie lumière qui dissipera toutes les ténèbres et nous réjouira alors. Pendant l’Avent, nous sommes à nouveau invités à faire des efforts spirituels pour vivre dans la justice et nous embrasser les uns les autres comme des sœurs et des frères. C’est le moment de réveiller et de mettre en pratique les valeurs de paix juste que sont l’amour, la compassion, la miséricorde, la justice et l’harmonie, alors que nous attendons que Dieu vienne habiter à nouveau parmi nous en ce Noël, réveillant l’étincelle de lumière dans nos cœurs qui chassera les ténèbres qui nous aveuglent et nous paralysent en nous empêchant de suivre le chemin de la justice et de la paix.Le témoignage du prophète Isaïe veut clarifier notre existence actuelle. Il nous montre comment apporter de la lumière à notre monde pour que nos actions brillent comme en plein jour : œuvres bonnes, solidarité, charité et service apportent l’amour de Dieu dans le monde ; car Dieu n’a pas de mains sinon les nôtres. Notre responsabilité…

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Intervention de Bérengère Savelieff, co-représentante de Pax Christi International à l’UNESCO, à la conférence générale de l’UNESCO de 2023

UNESCO le 11/11/23 Intervention de Pax Christi International - YouTube https://m.youtube.com/watch?v=UEou00qbBDc&pp=ygUKcGF4Y2hyaXN0aQ%3D%3D&cbrd=1

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En écho à la notion de « parousie plurielle »: le texte du groupe Anastasis sur le « messianisme du trône vide »

Nous voulons assumer, nous, le messianisme du trône vide ! Article initialement publié le 25/03/2022 sur le site de La Croix Sur le marché des candidats à l’élection présidentielle, chacun se vend comme étant individuellement le plus capable de relever la France et se veut être la personnalité providentielle dont nous avons besoin. Si une telle personnalisation est sans aucun doute une aliénation de notre vie politique en tant que peuple, c’est aussi une aliénation de notre foi dans le Messie. On s’est habitués, en effet, à parler de « messianisme » pour désigner l’attente d’un homme politique qui serait un sauveur. Messie voudrait ainsi dire, en théologie comme en politique, figure individuelle capable par sa puissance propre de sauver le peuple. De fait, une certaine tradition conçoit le théologique comme fondement et légitimation des pouvoirs humains et fait de la figure messianique le modèle de la figure politique du chef. Un seul Messie Une première objection à cette tendance des politiques à se prendre pour des messies pourrait être de rappeler qu’il n’y a qu’un seul sauveur (1 Tm 2, 5), un seul Messie : Jésus de Nazareth. S’insurgeant ainsi contre la prétention messianique du politique, on pourrait remettre à leur place les candidats se rêvant sous les traits du sauveur. Cette critique ne nous semble cependant pas suffisante en ce qu’elle se contente d’opérer une distinction des domaines. Tandis que le Messie nous sauverait religieusement, qu’il sauverait nos âmes par sa puissance, la politique aurait à gérer nos vies, à organiser la coexistence des corps. Le problème nous semble alors qu’en dénonçant la prétention messianique des politiques, on abolit du même coup la portée politique du Messie Jésus, de sorte que notre foi se trouve privée de tout rôle en dehors d’une étroite sphère spiritualo-individuelle. Le Père seul a autorité Nous voudrions, en relisant quelques pages des Actes des apôtres, non pas refuser l’idée d’un messianisme politique, mais penser, à partir de la manière dont Jésus est le Messie, une tout autre efficience politique du messianisme. Les Actes des apôtres s’ouvrent en effet sur cette question posée au Messie ressuscité : « Seigneur, est-ce maintenant, le temps où tu vas restaurer ta royauté en Israël ? » (Ac 1, 6). Les apôtres attendaient en effet que Jésus, en tant que Messie, soit celui qui aurait la force de libérer Israël de l’envahisseur romain. Or, Jésus se contente d’une réponse énigmatique : « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père a fixés dans sa seule autorité » (Ac 1, 7). Ils espéraient qu’il possède, lui, individuellement, l’autorité ; il répond que le Père seul a autorité et se dépossède ainsi de tout pouvoir. Messie à la manière du Nazaréen ne signifie donc manifestement pas homme providentiel capable de nous sauver par sa puissance propre. La réponse de Jésus ne s’arrête cependant pas à ce paradoxe d’un messie non-puissant. Avant d’être élevé et de disparaître dans une nuée (Ac 1, 9), il enjoint à ses disciples de « recevoir une force, celle de l’Esprit Saint…

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