Vers une protection internationale des biens communs: un véritable signe des temps.

Un accord sur la protection de la haute mer obtenu à l’ONU - Le Monde le 6 mars 2023 Les Etats membres se sont enfin mis d’accord sur le premier traité international destiné à lutter contre les menaces qui pèsent sur des écosystèmes vitaux pour l’humanité. Mais il sera formellement adopté à une date ultérieure. https://www.lemonde.fr/planete/article/2023/03/05/un-accord-sur-la-protection-de-la-haute-mer-obtenu-a-l-onu_6164184_3244.html

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Isaïe : « Les nations se tourneront vers lui. »

Homélie du moine Jacques-Marie Guilmard de l'Abbaye Saint Pierre de Solesmes 15 janvier 2023. 2e PA. A (Saint-Pierre) Mais, le Serviteur de Dieu manifeste la gloire divine : En toi, je me glorifierai, c’est-à-dire à travers toi, ma grandeur divine sera manifestée aux nations. Car « c’est trop peu que tu sois pour moi un serviteur pour relever les tribus de Jacob, et ramener les rescapés d’Israël. » La prophétie voit loin : elle ne s’enferme pas sur Jacob ni sur Israël. La vision est déjà universaliste ; elle provient de la puissance divine. Néanmoins relever les tribus de Jacob et ramener les rescapés d’Israël est un préalable à la manifestation aux nations. En quelques mots sont évoqués la double mission d’Isaïe : d’abord ramener à Dieu les tribus de Jacob. Ensuite : « Je fais de toi la lumière des nations, lumen ad revelationem gentium. » : c’est l’universalité du salut. « Les nations se tourneront vers lui. » Sur le Serviteur annoncé, reposera l’esprit du Seigneur : esprit de sagesse et d’intelligence, de conseil et de force, de science et de crainte de Dieu » (Is 11, 2) ; ce qui deviendra dans l’évangile, la permanence de l’Esprit Saint sur le Seigneur Jésus. Pourtant il y a une différence majeure. Pour Isaïe (11, 4), « le Serviteur jugera les faibles avec justice, il rendra des arrêts équitables en faveur des humbles du pays ; du souffle de ses lèvres, il fera mourir le méchant. » L’Évangile va beaucoup plus loin : l’Agneau de Dieu enlève le péché du monde. * * La 1re épître de saint Paul aux Corinthiens débute par le titre de Paul : il est apôtre, appelé à être apôtre. Comme Isaïe, Paul a reçu une vocation. Il doit l’accomplir. Sa vocation est en dépendance de la venue du Christ, l’Agneau de Dieu mentionné dans l’Évangile. Cette péricope comporte, comme toujours au début des épîtres de Paul, une mention trinitaire. Le Christ revient toujours dans sa pensée. Apôtre du Christ Jésus, à ceux qui ont été sanctifiés dans le Christ Jésus. Mais le Christ vient après Dieu le Père, et sous-entend l’Esprit – le Saint-Esprit qui repose sur Jésus, sanctifie ceux qui sont appelés à être sanctifiés par Lui, lorsqu’ils invoquent le nom du Christ. L’Esprit Saint est là, puisque c’est lui qui sanctifie. Les chrétiens doivent invoquer le Christ comme Seigneur, mais cela est impossible sans l’action de l’Esprit-Saint. L’objectif de Paul est ancien, puisqu’il concerne l’universalité des nations. Mais sa mission est nouvelle, car il est apôtre du Christ, et non pas seulement de Yawhé comme dans l’Ancien Testament : il est apôtre de Notre Seigneur, et aussi l’envoyé du Père. Ce cadre théologique permet à Paul de proposer à ses correspondants la grâce et la paix, dans un contexte juste : la source de la grâce et de la paix est le Dieu, notre Père, et le Seigneur Jésus Christ. * * Saint Jean au Jourdain maintenant, il baptise ; il appelle à rejeter le péché – le péché en général. Et voilà que lui arrive l’Agneau de Dieu. La formule Agneau de Dieu est une expression formidable. Quel…

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