La définition des Signes des Temps par le VTB (Vocabulaire de Théologie Biblique) – 1962

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Quel rôle pour les religions face à la guerre selon un spécialiste de l’œcuménisme en Ukraine ?

« Les Églises en Ukraine sont très unies aujourd’hui face à l’injustice de l’attaque russe » entretien: Pavlo SmytsnyukDirecteur de l’institut d’études œcuméniques de Lviv (Ukraine) - Recueilli par Théo Moy, le 25/02/2022 à 12:14 Depuis les États-Unis où il mène actuellement des recherches, Pavlo Smytsnyuk, le directeur de l’Institut d’études œcuméniques de Lviv, dans l’ouest de l’Ukraine, a répondu aux questions de La Croix sur la place des religions dans le conflit actuel. Il souligne qu’une communion semble s’esquisser entre les différentes Églises orthodoxes en Ukraine sur le soutien au pays agressé. La Croix : Quelle est la place des religions dans ce conflit ? Pavlo Smytsnyuk : L’Ukraine est un pays très pluraliste du point de vue des religions. Il n’y a pas une seule « grande Église » comme en Pologne ou en Russie, aucune Église n’a la majorité. Les Églises sont ainsi habituées à être minoritaires, à coopérer mais aussi parfois à être en forte tension les unes avec les autres. Aujourd’hui, pourtant, la guerre semble avoir pour effet de créer une cohésion, une unité. Toutes les Églises du pays paraissent très unies dans leur perception de l’injustice qui est faite à l’Ukraine avec cette attaque russe. Elles sont unies dans la prière, dans leur soutien du peuple qui a peur. J’ai reçu une image de l’archevêque majeur de l’Église grecque catholique qui est allé avec ses paroissiens se réfugier dans la crypte de la cathédrale de Kiev pour se protéger des bombes. C’est une Église en solidarité de fait avec les gens. Toutes ces Églises ont évoqué très récemment le devoir du citoyen de protéger la patrie, même s’il y a des nuances entre elles. Par exemple, les baptistes et évangéliques sont plus pacifistes. Comment les différentes Églises orthodoxes, en opposition frontale depuis le schisme de 2018, se positionnent-elles aujourd’hui face à l’attaque russe ? P. S. : Les tensions étaient grandes ces dernières années entre les deux Églises orthodoxes en Ukraine, celle qui fait partie du Patriarcat de Moscou et celle qui a été créée en 2019 sous l’égide du Patriarcat de Constantinople. Cette dernière était très claire dans son opposition patriote à la Russie quand l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou était bien plus neutre sur la question du conflit depuis 2014. Par exemple, en 2015, Onuphre, le métropolite de Kiev, n’a pas voulu rendre hommage aux soldats ukrainiens tués dans le conflit de l’Est. Cette Église a toujours mis un accent fort sur l’unité culturelle et spirituelle avec la Russie. Mais depuis l’attaque russe, il y a un changement radical de position. Le métropolite Onuphre a parlé de l’invasion russe comme d’une « répétition du péché de Caïn qui a tué son propre frère ». « Une telle guerre ne peut avoir de justification devant Dieu ni devant les hommes », a-t-il ajouté. C’est très important parce que Vladimir Poutine, dans son discours du 21 février où il annonçait la reconnaissance des deux républiques séparatistes, a cité parmi les raisons pour lesquelles la Russie devait intervenir en Ukraine qu’« à Kiev le gouvernement ukrainien prépare des…

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La figure de l’Idiot de Dostoïevski: selon le père Claude Rechain, ancien Archiprêtre de Notre Dame de Paris, Jésus signifiait en araméen l’Idiot au sens de celui qui découvre, qui s’émerveille…

L’âne du marché de Bâle - La Croix - Chronique - Véronique Olmi, le 23/05/2022 Relisant L’Idiot de Dostoïevski, je suis happée par un passage qui, lors de mes précédentes lectures, ne m’avait pas interrogée comme il le fait aujourd’hui : lors de sa première visite à la générale Lizaveta Prokofievna et à ses trois filles, le prince Mychkine raconte qu’après avoir souffert de nombreuses crises d’épilepsie qui l’avaient laissé littéralement brisé, il fit un voyage en Allemagne. Là, ses crises passées, il se sentit, dit-il, « d’une tristesse insupportable ». Mais voici ce qui lui arriva par la suite : « Je me suis complétement réveillé de ces ténèbres, je me souviens qu’un soir à Bâle, quand je suis entré en Suisse, c’est le cri d’un âne au marché de la ville qui m’a réveillé. Cet âne, il m’a frappé d’une façon terrible, et, je ne sais pas pourquoi, mais il m’a plu que c’en était extraordinaire, et, en même temps, d’un seul coup, c’est comme si tout s’était éclairci dans ma tête. (…) Depuis, c’est terrible comme j’aime les ânes » (1). Après avoir lu ce passage je me suis demandé si moi aussi j’avais un âne, autrement dit : est-ce que quelque chose pourrait surgir qui apaiserait mes inquiétudes et tout ce qui peut me rendre par moments triste au point de perdre l’insouciance et le repos ? Dans ces périodes de désarroi, quel signe de vie inattendu et surprenant pourrait me tirer de l’angoisse et me faire goûter à nouveau le sel de la vie… car c’est bien de goût qu’il s’agit, il s’agit de retrouver le goût de vivre, la saveur, le piquant inimitable, l’instant en relief, la poésie nichée là où on ne l’attendait plus, où on ne la comprenait plus peut-être, où on avait oublié à quel point elle est indispensable pour dire et éclairer le monde. Quand il a entendu le cri de l’âne du marché de Bâle, alors qu’il était épuisé et n’était plus maître ni de ses pensées ni de sa mémoire, le prince Mychkine a entendu bien sûr l’écho en lui de cet appel, une résonance inconsciente, comme une musique lointaine peut parfois nous bouleverser à notre insu. En l’occurrence, le braiment de l’âne est peu agréable à l’oreille, sa mélodie est sincère mais pour le moins dissonante, et évidemment, la générale Lizaveta Prokofievna et ses filles ont ri et se sont moquées de la confidence du prince Mychkine. Il n’est alors à leurs yeux qu’un pitoyable idiot, et c’est bien là le thème du roman : la bonté, l’amour et le pardon sont-ils le signe d’un saint ou d’un arriéré, et que peut bien faire de cet homme-là une société fondée sur l’intérêt, la corruption et l’ambition ? Mais vraiment : quel était l’âne du prince ? De quoi était-il le symbole ? Était-il l’animal humble et laborieux ? L’humilié qui crie ? Le solitaire qui appelle ? Était-il simple souvenir d’enfance ? Je pleurais, petite, quand mon père me chantait la chanson du Petit âne gris qui a…

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